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Eau potable: maîtriser les pollutions à la source

par | 26 Juil 2023

Le cycle de l’eau entre terre et atmosphère est universel, et, en corollaire, vecteur universel de diffusion des pollutions quelles qu’en soient les origines dans toute la biosphère planétaire.

En matière de ressources en eau douce, les entités fondamentales et incontournables à prendre en compte sont les bassins versants (BV) et masse d’eau brute et, plus particulièrement pour l’eau potable, les aires d’alimentation des captages (AAC). Elles reçoivent, d’une part, l’intégralité des précipitations, et d’autre part, rassemblent toutes les voies interconnectées de l’écoulement de l’eau en surface (ruissellement et rivières) et souterrain (infiltration et nappes phréatiques) pouvant alimenter un captage.

Un point de captage de surface (rivières) ou souterrain (nappes) correspond à une station de traitement de l’eau destinée à la satisfaction des besoins en eau dite potable. Il est protégé concentriquement par 3 périmètres de protection (PPC) dont la surface totale ne représente qu’une infime partie de celle de son AAC.

Les périmètres de protection de captage (PPC) répondent à la prévention des pollutions ponctuelles.

Mais ils ne donnent pas satisfaction pour prévenir des pollutions lentes, diffuses et durables sous les feux de l’actualité telles que plastiques, pesticides et bien d’autres.

En effet, la progression des méthodes d’analyse a mis en évidence l’imperfection des technologies actuelles de traitement de l’eau au niveau des stations dédiées pour assurer l’élimination de ces polluants caractérisant ces pollutions.

Celles qui pourraient y prétendre engendrent des coûts financiers et/ou énergétiques insupportables.

Or un point de captage est situé à la convergence de la circulation de l’eau au niveau de l’AAC.

Cette eau aura ainsi concentré, pendant son parcours tous les polluants contaminant l’AAC.

La raison impose donc de maîtriser « à la source » les pollutions pour limiter les coûts et les imperfections du traitement de l’eau.

Les AAC qui subissent en totalité les actions polluantes initiales, sont donc les lieux privilégiés des actions de prévention « à la source » de ces pollutions par des mesures appropriées apportant une solution pérenne à cette situation lourde de conséquences pour les santés publique et environnementale.

«il n’y a pas d’alternative » en terme de pertinence et d’efficacité.

Pérenniser le traitement – coûteux – d’une eau polluée génère un retard à la mise en œuvre prioritaire « à la source » des mesures.

Il est bon de rappeler aussi que les polluants extraits sont en général rejetés dans le milieu sans état d’âme vis-à-vis de l’aval qui devra à nouveau supporter un traitement!

La dégradation progressive de la ressource et la situation de plus en plus difficile de nombreux captages suppose une volonté politique puissante d’identification des AAC pour chaque captage ce qui est réglementairement possible (loi sur l’eau de 2006) mais ni systématique, ni obligatoire et laissée à l’initiative des préfets.

Les collectivités doivent donc initier et généraliser le mouvement.

Car les biais de retardement comme la dilution permise par les interconnections ne peut être qu’une solution de fuite devant l’ampleur des enjeux liés au conséquences de ces pollutions sur le temps long.

Ces actions ne sont pas neutres d’effets collatéraux et devront être définies avec tous les acteurs de l‘eau.

Les aspects financiers devront être réévalués.

Elles s’inscrivent pleinement dans l’urgence de la transition écologique et revêtent une priorité aiguë, l’eau bien commun étant l’élément vital primordial.

Ces actions ne pourront être comprises et acceptées d’un point vue sociétal que par l’information et la connaissance du cycle de l’eau et des enjeux associés à son respect et à son intégrité.

Les Champs d’Ici a la modeste ambition de contribuer à l’atteinte de ces objectifs dans le cadre de plusieurs dossiers à venir qui seront consacrés à cet élément.

Billet de Jean-Marc Lalloz

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